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LE CONSEIL NATIONAL DE L’EMBALLAGE A PUBLIÉ 4 RÈGLES D’OR 


1 – Veiller à ne pas altérer la valeur d’usage du produit et les fonctions attendues de l’emballage :
– contenir et conserver les qualités du produit ;
– protéger le produit des chocs, de la lumière, de l’air ou des contaminants ;
– stocker, regrouper et transporter ;
– faciliter les opérations de conditionnement du produit ;
– permettre la traçabilité du produit ;
– être visible et véhiculer les valeurs de la marque, de l’entreprise ;
– informer le consommateur ;
– faciliter l’usage.
2 – Considérer les impacts environnementaux du produit emballé dans sa globalité : le consommateur n’achète pas un emballage vide !
3 – Être conforme aux différentes réglementations, notamment :
– Respecter le code de l’environnement qui fixe l’obligation d’utiliser la quantité et le volume d’emballage strictement nécessaire, et de s’assurer de sa recyclabilité ;
– éviter les allégations environnementales qui ne seraient pas robustes et démontrables.
4 – Prendre en compte le système complet de l’emballage : emballage consommateur, de regroupement, de transport, de vente.

L'emballage composé d'éléments de différents matériaux

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Même si le matériau papier-carton reste le matériau dominant, l’emballage peut également se composer d’éléments fabriqués à partir de matériaux différents (structure de l’emballage comportant plus de
50% de fibres de cellulose en poids). Cette catégorie englobe en particulier les emballages composés d’éléments de matériaux différents mais facilement séparables les uns des autres (ils doivent pouvoir se
séparer aisément à la main).

Quelles caractéristiques ?
Les éléments de matériaux différents qui composent l’emballage doivent donc pouvoir être séparés les uns des autres manuellement avec un minimum d’effort à fournir. La séparation est ainsi associée à
un geste simple ou à l’utilisation de l’emballage, sans outil ou sans force importante à fournir. C’est le cas des emballages conçus avec éléments intégrés au corps c’est-à-dire ceux présentant des fenêtres, ou encore des liens fonctionnels tels que les éléments « à vis » (ex : bouchons…), « par clip » (ex : poignée, capsules) ou réalisés « par emboîtage »… donc tous les éléments qui peuvent être d’un matériau différent de celui du corps du produit.
C’est le cas par exemple de la caisse outre composée généralement des éléments suivants :
• Une caisse en carton ondulé, simple ou double cannelure.
• Une poche étanche composée elle-même d’un film alimentaire, formé d’une couche interne en polyéthylène, soudée à la partie externe fibreuse, d’une autre couche barrière à l’oxygène.

Quelles limites ? quelles précautions prendre ?

pour optimiser la séparation des éléments entre eux, il convient :
• de réaliser des solutions où chaque action d’ouverture effectuée par l’utilisateur permet une séparation associée et/ou simultanée des composants du système,
• de procéder à des assemblages avec une faible résilience, tout en veillant à ce que cela ne remette pas en cause la nécessaire solidité de l’assemblage par rapport aux fonctionnalités de l’emballage,
• d’informer l’utilisateur sur les opérations à réaliser pour séparer les éléments entre eux et sur la destination finale de ces éléments.

ADJUVANTS LES ENCRES
Un adjuvant est un élément dit « accessoire », ajouté lors de la fabrication d’un emballage. Nous traiterons ici plus particulièrement les adjuvants les plus communément utilisés : les encres et les adhésifs.

DE QUOI PARLE-T-ON ?
Dans le process de fabrication, l’impression des emballages papier-carton est l’une des opérations de transformation quasi systématique dans l’Emballage. Cette opération qui se traduit par un apport d’encre peut, de ce fait, affecter la recyclabilité de l’emballage et aussi plus largement générer des impacts environnementaux.

il faut cependant distinguer le « marquage » de « l’impression ». Dans le cas du marquage (numéro de série, etc.), les informations apposées, généralement en noir et blanc sur la caisse carton sont extrêmement réduites (mentions obligatoires), limitant ainsi la quantité de cet adjuvant.L’impression, quant à elle, met en jeu l’introduction de la couleur et de dessins, le tout dans l’objectif de donner du contenu en termes d’images et de rendre l’emballage communiquant, indépendamment de l’information obligatoire.

Quelles limites ? quelles précautions prendre ?
Les encres sont généralement éliminées dans les processus de recyclage, en particulier lorsque les impressions sont importantes. Néanmoins, l’efficacité du recyclage pourrait être compromise par la présence éventuelle de résidus de certains composants des encres et/ou la coloration de la pâte recyclée.
C’est pourquoi le choix des encres, leurs quantités mises en œuvre, le nombre de couleurs et leurs conditions d’utilisation constituent des paramètres importants à prendre en compte pour la recyclabilité des emballages usagés.

De façon générale, la nature de l’encre constitue pour son utilisateur un critère de choix non seulement en termes de recyclabilité mais également en termes de sécurité sanitaire. Citons l’exemple des encres à base d’huiles minérales : leur migration est de nature à générer des risques auprès du consommateur (suivant l’importance
Les encres sont généralement éliminées dans les processus de recyclage, en particulier lorsque les impressions sont importantes. Néanmoins, l’efficacité du recyclage pourrait être compromise
par la présence éventuelle de résidus de certains composants des encres et/ou la coloration de la pâte recyclée.
C’est pourquoi le choix des encres, leurs quantités mises en œuvre, le nombre de couleurs et leurs conditions d’utilisation constituent des paramètres importants à prendre en compte pour la recyclabilité des emballages usagés.

ADJUVANTS LES ADHESIFS ET COLLES

DE QUOI PARLE-T-ON ?
De multiples opérations de finition sont possibles pour les emballages ménagers papier-carton. Alors qu’ils ne représentent qu’une part très faible du produit fini, les adhésifs utilisés pour la fabrication ou la fermeture des emballages font partie de la grande famille des adjuvants potentiellement problématiques pour le recyclage.

En effet, du fait de leur comportement au recyclage, les adhésifs peuvent former des agglomérats.pour les éviter et ainsi améliorer la recyclabilité de l’emballage, on pourra :
• Limiter la quantité d’adhésif.
• Utiliser un adhésif qui ne se fragmente pas ou à défaut (impossibilité technique) se dissolvant dans les eaux de procédés.
De multiples opérations de finition sont possibles pour les emballages ménagers papier-carton. Alors qu’ils ne représentent qu’une part très faible du produit fini, les adhésifs utilisés pour la fabrication ou la fermeture des emballages font partie de la grande famille des adjuvants potentiellement problématiques pour le recyclage.

En effet, du fait de leur comportement au recyclage, les adhésifs peuvent former des agglomérats.pour les éviter et ainsi améliorer la recyclabilité de l’emballage, on pourra :
• Limiter la quantité d’adhésif.
• Utiliser un adhésif qui ne se fragmente pas ou à défaut (impossibilité technique) se dissolvant dans les eaux de procédés.

Quelles limites ? Quelles précautions prendre ?
Les questions à se poser concernant l’utilisation d’adhésif sont donc les suivantes: 
• Le choix du type de colle et d’adhésif n’entrave-t-il pas la recyclabilité de l’emballage usagé ?
• Utilise-t-on la juste quantité de colle, et comment limite-t-on la quantité déposée ?
• Les éléments d’emballage en matériaux « autres » que papier-carton sont-ils collés ou assemblés de façon à permettre une séparation facile en fin de vie ?

Pour guider le choix des colles, on peut classer celles-ci en 3 niveaux selon les perturbations qu’elles engendrent sur les installations de recyclage :

Niveau 1 / à favoriser : colles éliminables.il s’agit d’applications de colle produisant des films suffisamment résistants à la fragmentation dans toutes les conditions de pulpage actuellement existantes. il en résulte la formation de particules de colle de taille suffisante pour être éliminées mécaniquement, et ce, à au moins 90%. Les colles thermofusibles (non pSA)en particulier entrent dans cette catégorie.
Niveau 2 / à recommander si le niveau 1 n’est pas accessible : colles hydro-dispersables. Les effets indésirables sont possibles (stickies secondaires) mais sont limités. Les stickies sont en effet traités via le circuit des eaux dans la plupart des procédés de recyclage.
Niveau 3 / à proscrire : Colles fragmentables et insolubles dans l’eau.il s’agit de colles au comportement intermédiaire avec des problèmes systématiques. Les films ne se dispersent que partiellement et la fraction non dispersée donne naissance à une multitude de fragments de petites tailles lors du pulpage.